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Hand-CAN 2020: Les Aigles de Carthage détrônés à domicile par des Pharaons plus forts

La sélection Tunisienne de handball, tenante du titre, a été détrônée à domicile de son sacre par son homologue égyptienne (27-23) en finale de la 24e coupe d’Afrique des nations, disputée dimanche soir à la salle olympique de rades.

Une finale sur fond de revanche pour l’Égypte qui reprend son leadership sur l’Afrique après avoir été à son tour détrônée au Caire par la Tunisie il y a dix ans de cela (2010).

A 18h00, l’arbitre donnait le coup d’envoi du grand choc tant attendu de cette 24e édition. Première attaque, Ramzi Majdoub ouvre la marque. Le ton est donné. Une solide base arrière donnait du fil à retordre à l’attaque égyptienne. Les égyptiens peinaient de longues minutes à trouver le chemin des filets de Missaoui.

Au bout des cinq premières minutes, Ies tunisiens conservent leur avance d’un but.

Une première expulsion de deux minutes dans les rangs égyptiens facilite un temps soit peu la mission des coéquipiers de Hosni.

A dix minutes les deux coachs intégraient leurs bras d’acier. Bannour du côté tunisien et Ezzayn Ali du côté de l’Égypte. Deux balles consécutives perdues et une expulsion de deux minutes plus tard de Mohamed Souissi, le sept national se retrouvait mené au score par deux buts d’écart.

Paradoxe; les Aigles de Carthage n’arrivaient plus à trouver leurs marques sur leur propre terrain de jeu. Ils semblaient manquer cruellement de solutions en attaque et commençaient à lâcher un peu prise défensivement.

L’entraineur Tony Gerona avait beau essayer toutes les formules d’attaque possible. Rien n’y fait. L’Égypte conserve son avance de trois buts au quart d’heure de jeu. Et même en misant sur un changement du gardien par un joueur de champ pour compenser leur infériorité numérique, Oussama Jaziri et ses compagnons butaient sur une défense égyptienne de plus en plus bien organisée.

Une nouvelle expulsion de Youssef Maaref n’arrangeait en rien les affaires de la Tunisie. Il faut dire que les erreurs d’arbitrage flagrantes compliquaient davantage la tâche des joueurs tunisiens.

Une baisse de régime des Pharaons venait à point nommé réveiller les tunisiens. La base arrière reprenait du service aidée en clé par un excellent Wassim Helal auteur de trois arrêts importants et malgré cela, les tunisiens regagnaient les vestiaires avec 4 buts de retard (11-15).

En seconde période, d’emblée Ahmed Lahmar fraîchement débarqué débloquait le compteur à nouveau par un tir lointain surpuissant qui passait entre les jambes de Makram Missaoui.

Il fallait néanmoins un Oussama Jaziri de gala pour limiter l’impact des puissant égyptiens.

Il inscrivait quatre buts à lui seul en l’espace de trois minutes.

En défense, l’efficacité était toujours absente. Les égyptiens avaient très vite compris que leur tactique ne prendrait pas et s’en sont alors remis à leurs puissants longilignes arrières pour récupérer les balles mal négociées par les offensives tunisiennes et contrer rapidement pour creuser encore l’écart.

Cette nouvelle stratégie payait. Bilan; sept buts d’écart à la moitié de la deuxième mi-temps.

Cote tunisien, les offensives menées restaient toujours stériles. Les Hosni, Jaziri et Darmoul avaient beau diversifier les manœuvres, le portier égyptien réalisait quatre arrêts à des moments cruciaux de cette finale.

A la 20e minute, alors que rien n’allait pour l’équipe de Tunisie, l’arbitre interrompt le match pour jets de pierres. En effet, l’imprévu vient du public présent dans la salle qui protestait contre ce qui semblait comme une injustice subie par le sept national face au duo arbitral espagnol, déterminé à freiner les tunisiens dans leur élan dès qu’ils essayaient de renverser la vapeur.

Dix minutes plus tard, le jeu reprenait mais le cœur n’y ait plus. Les joueurs n’étaient plus dans le match et les égyptiens fêtaient déjà leur sacre. Les jeux étaient faits. L’Égypte est championne d’Afrique à Tunis, s’offre son 7e sacre continental après ceux de 1991, 1992, 2000, 2004, 2008, 2016 et se qualifié directement pour les Jeux Olympiques Tokyo-2020.

La Tunisie, l’équipe la plus titrée du continent africain avec 10 dix titres remportés en 1974, 1976, 1979, 1994, 1998, 2002, 2006, 2010, 2012 et 2018, disputera le tournoi de qualification olympique (TQO), prévu en avril prochain en Allemagne, au Danemark et en Norvège avec l’Algérie, qui a auparavant terminé à la troisième place à la faveur de sa victoire sur l’Angola (32-27), en match de classement.

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