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A l’approche de l’Aid, les vêtements hors de prix !

L’Aid approche. Et à moins d’une semaine de sa célébration , l’ambiance des préparatifs à cette occasion s’installe déjà dans la ville ces jours-ci. Les parents mettent les bouchées doubles pour  bien préparer cette fête. Les ruelles  semblent un peu plus animées ce week end : c’est la ruée vers les échoppes, les bazars et les marchés versés dans l’habillement, notamment, pour enfants et adolescents. Cette fébrilité est due à l’approche de la fête de l’aïd

Pour l’heure, ils sont nombreux à faire leurs achats pour s’éviter les bousculades des derniers jours où les marchés seront pris d’assaut et les prix multipliés par trois. Dans les quartiers populaires ou dans les cités chics ; les grandes places commerciales connaissent leur taux d’affluence le plus élevé. Elles sont envahies par une multitude d’adultes qui, accompagnés d’une cohorte de gamins, se faufilent à travers la cohue pour acheter les habits de l’Aïd.

Une ambiance particulière règne en cette période ramadanesque. Le commerce des habits fleurit. Des pères et des mères de famille, accompagnés généralement d’un ou deux enfants, font leurs achats ; d’aucuns ont néanmoins du mal à se décider à débourser encore. “Je viens d’acheter un pantalon Jean à 30 dinars pour mon gosse de 12 ans et demi. Je suis vraiment tenté d’acheter une robe à 25 dinars pour ma fille , mais je suis obligée de réfréner mes désirs. Je laisserai cette tâche à mon épouse, elle saura quoi faire”, avoue un citoyen, non sans noter que les vêtements pour enfants sont à la fois excellents et très chers. D’après lui, les habits et les chaussures les plus prisés sont pour la plupart importés. “Il y a des vêtements assez chics qui sont confectionnés en Tunisie, aussi bien pour les grands que pour les petits, mais leurs prix égalent ou dépassent ceux de l’importation.

. Depuis l’habillement jusqu’à la chaussure, les dépenses prennent de la hauteur dans la courbe des prix. Les prix ont pris un envol spectaculaire,. L’Aïd, cette année, coûtera trop, trop cher. Les commerçants augmentent les prix, les citoyens n’ont pas de choix. Ils achètent… et ainsi vont tous les Aïd. Certains achètent, d’autres se contentent de regarder. Il faut faire le bon choix avec un bon prix et la formule n’est pas aussi simple

Selon Mohamed, la cinquantaine, accompagné de sa femme et ses enfants, les prix appliqués cette année ne sont pas à la portée d’une famille moyenne. « Moi, je suis venu pour acheter des vêtements pour mes enfants. Les prix affichés m’ont surpris. Imaginez-vous, une robe pour une fille dépasse les 90 dinars. Cela fait une heure que je sillonne les rues pour trouver des vêtements à prix raisonnables. Je ne sais pas si je peux satisfaire toutes les demandes de mes enfants », a précisé ce travailleur journalier.

Les prix des vêtements notamment ceux des enfants sont exorbitants, tout en ajoutant que qu’ils ont augmenté cette année de 20%. « J’ai constaté que les prix des vêtements des enfants sont excessivement cher. Un ensemble d’un enfant de 2 ans vaut entre 100 et 150 dinars », renchérit-t-il.

 Bref, les prix affichés sont élevés .C’est pourquoi certains parents  essayent de se ruer vers les fripes «  C’est moins cher  et on trouve de belles choses à des prix abordables » avoue Saida  qui , venue avec son mari vêtir leurs deux petits bambins. Elle nous affirme que leur budget est très limité pour subvenir à tous les besoins. « Nous avons dépensé tout notre argent pendant  le mois sacré du Ramadhan ». Des milliers de  familles tunisiennes sont  dans la même situation .Peu importe, l’aid a son charme particulier et les parents ne reculent pas pour satisfaire les désirs de leurs enfants

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