Economiques

Conférence annuelle du club finance de l’ATUGE

La mondialisation des économies et la contribution de l’ouverture à la prospérité des nations est remise en cause, chaque fois que le monde est secoué par une crise. Quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir de l’ouverture et quelle que soit sa forme- multilatérale, régionale, commerciale, financière, technologique ou relative à la  mobilité des personnes, la protection a été souvent la réponse des pays les plus développés aux crises, pandémies … .

Pour ne revenir qu’aux plus récentes et depuis la crise financière mondiale de 2008, la croissance du commerce basé sur les chaînes de valeur mondiales (CVM), tout comme celle du commerce international classique se sont ralenties. Cette tendance est expliquée principalement par la robotisation de certaines tâches dans les pays d’origine, par l’augmentation des salaires dans les pays émergents qui ont jadis profité de la délocalisation et par des relocalisations. La récente crise du Covid-19 a mis en exergue l’importance de la réorganisation des CVM en tant que stratégie très probable à adopter par les pays développés et par les multinationales. En effet, les questions relatives à la proximité géographique et à la diversification des sources d’approvisionnement conduiront à une réorganisation des flux commerciaux liés aux CVM dans le sens d’une régionalisation des échanges et à des changements au niveau de la division internationale du travail.

En outre, une réorganisation des CVM influencera nécessairement la répartition internationale et sectorielle des flux de capitaux et principalement des IDE. Pour pouvoir en profiter, les pays doivent veiller à la satisfaction de conditions préalables liées à des facteurs tels que la stabilité, un climat des affaires attractif, une logistique favorable au commerce international et une législation rassurante pour les investisseurs étrangers.

L’objectif de cette conférence débat est de rassembler des contributions qui peuvent éclairer les acteurs de l’industrie financière et les décideurs économiques sur les défis face aux changements attendus dans la réorganisation des CVMs et à leurs conséquences. Les questions posées tournent autour des opportunités à saisir, et des préalables à réunir pour pouvoir les exploiter. Elles touchent aussiaux risques à identifier et à gérer pour les secteurs, les investisseurs, les travailleurs et les Etats.

A l’occasion de la prochaine rencontre de l’ATUGE, nos intervenants débattront de ce sujet spécifique et essayeront notamment de répondre aux questions suivantes :

  • Quels sont les préalables que la Tunisie doit atteindre pour figurer dans la nouvelle carte des chaines de valeur mondiales?
  • Aurions-nous les compétences humaines et financières nécessaires à ce positionnement?
  • Devrions-nous opter pour des spécialisations?
  • Quelles sont les réformes financières indispensables à la réussite de cette orientation ?
  • Par quoi faut-il commencer pour engranger les quick-wins ?

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