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L’Out Going étouffe : Le SOS des professionnels!

 

 

L’out going est récent en Tunisie. En effet, ce n’est qu’après presque dix ans de négociation entre l’Office du Tourisme, le Ministère du Tourisme, la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages, l’Aviation Civile et la Banque Centrale qu’en novembre 2006, une circulaire voit le jour autorisant le voyage à forfait, définissant un cadre pour cette activité ainsi que les procédures à suivre. Depuis, le secteur est en développement continu, partout des affiches, à la veille des vacances scolaires, programmant des destinations proches voire lointaines. Les  destinations les plus prisées restent, en moyen-courrier, la France, la Turquie, l’Asie.  Nadaa Ghozi, chargé de la commission Out going à la Fédération Tunisienne des agences de voyages, a précisé, lors d’une table ronde organisée par la FTAV, que  l’out going passe par des difficultés “ Ce secteur   souffre  d’une concurrence déloyale très préjudiciable aux agences  ayant pignon sur rue, mais aussi à l’ensemble des maillons de la chaîne de l’activité touristique.   Il vous avouer que nous sommes bloqués  car nous avons dépassé le montant de 20 millions de dinars. Nous avons un déficit de 10 millions de dinars qu’il faudrait les payer auprès des prestataires étrangers. Certaines agences ont du mal à sortir la tête de l’eau en raison de la dépréciation du dinar, de la prolifération du marché parallèle et du dédoublement du nombre des agences de voyages. »Nadia Ktatata, le secrétaire général de la FTAV , estime que la situation est préoccupante.  « Nous appelons tous les intervenants à lutter contre les intrus à la profession qui pratiquent l’out going comme les sociétés de service et  les enseignants , qui s’adonnent à des activités légalement du ressort des agences de voyages, sans avoir à supporter les frais, les obligations et les charges auxquels nous sommes soumis. Avec 10 millions de dinars impayés, les agences de voyages ne peuvent plus avancer. La banque centrale ne voulait plus ouvrir plus les robinets et nous sommes dans l’impasse vis-à-vis de nos prestataires étrangers. Pour notre crédibilité, il faudrait  tripler le montant actuel et le porter à 60 MD. Une étude a été  déjà lancée, depuis septembre 2015, par le ministère de tutelle pour estimer les besoins en devise du marché  de l’outgoing”.

 

 

 

 

 

 

 

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