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Habbouba Chante et danse à Hammamet

 

 

Le spectacle « Habbouba chante et danse » donné hier en avant-première au théâtre de plein air de Hammamet dans le cadre de la programmation Indoor de la 53 ème édition du FIH, fut un hommage magistralement dirigée par Samir Agrebi, d’après une scénographie de Chedly Arfaoui avec la collaboration chorégraphique de Rochdi Belgacemi.

En plus d’un orchestre composé des musiciens-artistes et d’une chorale, plus de vingt chanteurs ont contribué à l’élaboration d’une fresque musicale teintée par la richesse des mélodies populaires que le réarrangement de Samir Agrebi a porté au seuil du bel canto. En effet, plus de quarante chansons entre extraits, cocktails et medleys, ont balisé la voie à une nouvelle perspective festive du folklore tunisien et sa perception.

Des compagnons de route de Hédi Habbouba, entre compositeurs, paroliers et chanteurs ont participé à cet hommage inédit qui met le halo des projecteurs de nouveau sur Habbouba, ce mystère et phénomène de la scène musicale tunisienne jamais élucidé. Après une intro Mezoued interprétée en solo par Ahmed Badis, l’une des figures marquantes de cet instrument, et où le musicien a alterné avec brio des airs puisant dans les modes citadins et ruraux, dans les registres du sacré (dhkir, nouba) et du profane, exprimant ainsi la puissance et la particularité des sons de cet instrument populaire, Samir Agrebi prends le relais avec la chanson « Ana Rit Ezzine ». Avec pour arrière fonds un tableau de danse exécuté par Emna, Hédi Agebi enchaine avec son saxo et au chant la même partition. Le ton est donné, le concert est épuré des notes stridentes du Mezoued, les partitions grossières seront remplacées par des modes d’une musique plus élaborée, plus savante, plus riche. L’entrée su scène de Zohra Lajnef confirme la noblesse de l’œuvre. Elle interprètera « Ya Nessma Fezzi » au grand bonheur du public qui adhère à la démarche. Mais ce spectacle sera aussi celui des découvertes où Samir tend le micro au comédien Mohamed Sayari, auteur méconnu de plusieurs chansons et compositions écrites pour Habbouba. Sayari qui a chanté « Ya Lahmama », cèdera la place à Houda Ben Slimane qui allait interpréter une nouvelle version savoureuse signée Samir Agrebi de la chanson « Khallou Houli ». Le public entrera en transe aux premières sonorités Fezzani avec la fabuleuse Mouna Talmoudi, qui tout en exécutant un tableau de danse sous l’œil vigilant de Rochdi Belgasmi, interprètera une suite de chansons « Nari al zina », « Kif Jitek Nejri », « Esser Wel Kammoun », qui mettront le feu aux gradins.

L’entrée sur scène de Arbi Guelmami, l’un des monstres sacrés de la chanson populaires, qui allait chanter deux morceaux du répertoire Keffois à  savoir « Rim el Fayyela » et « Tir El Hamem », allait clamer les ardeurs du public et le faire plonger dans l’univers du chant « Ouroubi » proche du legs de Saliha. Guelmami, aura une deuxième apparition avec « Tallafti Soghrek », un clin d’œil à la fraternité des genres populaires musicaux tunisiens et qui a permis au public de découvrir l’étendue de la voix de ce chanteur exceptionnel.

A l’émotion forte succède la joie sur des airs festifs qui ont mis en branle les festivaliers avec un cocktail « gharbi » entamé par Tarhouni avec la chanson « Wassaa », Mondher Jelassi avec « Halloula lay », Imed Bourguiba avec « Dhaa Dlili » et Mongi ben Ammar avec « Ya lommima ».

Fethi Bejaoui, dont la réapparition sur scène a offert au public  un aperçu sur le raffinement des modes et la subtile ornementation musicale de Samir Agrebi, a interprété « Okhroj Mel Mayya » et « Fi hobek saber ».

La suite allait hypnotiser le public avec un moment fort signé par Narmine Sfar qui allait faire remonter la sauce auprès d’un public endiablé par ses deux chansons «  Ya Babah » et « Hallomou ».

Le concert qui allait se poursuivre jusqu’à une heure tardive a conquis les cœurs des festivaliers qui, comme Habbouba le voulait dans un message adressé à l’ouverture du spectacle, fut une ode à la vie, à la joie.

 

 

 

 

 

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